L'histoire Sachayoj

Publié par Sachayoj asso

Sachayoj signifie « roi de la forêt». A l’origine, la région est couverte de forêts sèches, elle est inhospitalière, il n’y a pas de rivière, on y parle Quechua. L’implantation de grandes exploitations forestières de la fin du XIXème à la moitié du XXème siècle, en changera définitivement la physionomie par l’anéantissement de la forêt. Le  village de Sachayoj est créé à cette époque par les forestiers. L‘eau douce y est acheminée dans un wagon citerne par la ligne de chemin de fer des forestiers. C’est souvent une lutte acharnée parfois meurtrière pour obtenir un peu d’eau.

A l’épuisement de la forêt, les exploitants se retirent et détruisent toutes les installations. Les habitants restent sans rien, ils louent leur bras pour la récolte du coton dans la région voisine du Chaco.

Après la déforestation, c’est le défrichement et la mise en place d’une culture mécanisée intensive du soja et du maïs par de grandes "estancias". Il n’y a pas de place pour les petites exploitations. La terre est confisquée aux indigènes.

La population est regroupée à Sachayoj il n’y a que des emplois précaires, il n’y a pas d’eau potable, pas d’électricité. On est dans les années 1970. L’arrivée  des religieuses à Sachayoj change la vie des villageois, elles créent une école, un atelier de couture et de ménage pour les femmes, une infirmerie. Le village grandit et leur action se poursuit encore.

En 1974, à la demande de l’évêque de la région, des religieuses argentines de la congrégation des Filles de la Croix créent, une mission catholique dans le village de Sachayoj à 1250 km au Nord de Buenos Aires.

Dans les années 80, Le gouvernement régional organise le village en créant des rues, installe l’électricité, et tente un réseau d’eau qui ne fonctionnera jamais. Mais les crises économiques successives de l’Argentine, aggravent encore les conditions de vie des villageois; le village se délabre. En 2004/2005 le gouvernement régional implante enfin, une petite usine de traitement de l’eau souterraine. Le résultat est satisfaisant mais le débit reste bien trop faible pour la population.

Les liens avec le Collège Saint e Thérèse

Soeur Henriette de la congrégation des Filles de la Croix de Tarbes et Lourdes, alors professeur au college Sainte Thérèse à Colomiers correspond avec la mission en Argentine, puis au fil du temps, l'association prend forme.

Depuis 1975, les liens sont maintenus entre l’école Sainte Thérèse et les religieuses argentines. Chaque année, de petites sommes d’argent, issues des activités de l’Atelier Tiers Monde de l’école animé par Sœur Henriette, sont envoyées  à Sachayoj pour couvrir des petits projets.

Aujourd’hui l’Association Sachayoj a intensifié les activités et ce sont des sommes parfois importantes qui sont consacrées chaque année à organiser des aides concrètes pour les  habitants de Sachayoj selon des programmes établis et des budgets contrôlés.

Une belle histoire qui perdure depuis plus de 40 ans et qui peut aboutir cette année sur une nouvelle grande étape avec la  concrétisation du projet de réseau de distribution d'eau potable.

La rue principale de Sachayoj et l’Eglise et la maison historique des soeurs

La rue principale de Sachayoj et l’Eglise et la maison historique des soeurs

Publié dans Historique

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :